Claude
Millette
Connivence
Sculpture cinétique monumentale en acier située au milieu du parc T.D. Bouchard. À la croisée des chemins, comme sur les cartes des histoires de pirates, le « X » marque l’emplacement du trésor!
Réalisée en 1981 (année apposée près de la signature de l’artiste soudée à même la base de l’œuvre), cette œuvre a été installée dans le cadre du Programme d’amélioration de quartier phase II, Christ-Roi, en 1982. À n’en pas douter, un travail d’intégration préalable de l’œuvre à son environnement a été fait ici : quatre chemins sectionnent le parc, comme un gros « X », en quatre parts et convergent en son centre où est érigée l’imposante sculpture, haute de 5,5 mètres (18 pieds). Comme sur les cartes des histoires de pirateries, le « X » marque l’emplacement du trésor!
Sculpture cinétique, figurative (si l’on veut), on peut y percevoir deux formes entrelacées, une plus petite que l’autre; on imagine deux corps schématisés, presque fusionnés l’un à l’autre dont les têtes (formes rectangulaires arrondies) peuvent tourner sur elles-mêmes. « Faire tourner les têtes, ton œuvre doit faire tourner les têtes, Claude! », semble être la commande passée à l’artiste, qui l’aurait prise au pied de la lettre.
La connivence renvoie à une idée d’entente secrète… de complicité. À deux doigts du délit d’initié et de la notion de corruption contre laquelle T. D. Bouchard a, selon l’Histoire, livré bataille. Mais on peut aussi lire « connivence » comme un sourire complice par lequel on signifie « qu’entre nous, on se comprend ».
À titre de maire de Saint-Hyacinthe, T. D. Bouchard, issu d’un milieu modeste, a amélioré la qualité de vie des quartiers ouvriers défavorisés où il a, entre autres, encouragé la tenue d’activités culturelles, et la construction d’aires récréatives et de terrains de jeux comme… des parcs. Ce n’était que logique d’ériger une œuvre d’art public dans un parc nommé en sa mémoire, dans le quartier Christ-Roi, autrefois surnommé le « quartier du marché au foin ».
Sculpteur né à Saint-Hyacinthe en 1957. Comme beaucoup de Québécois, Millette a été touché par Expo 67, moment marquant où il a pressenti qu’il serait artiste. Après le secondaire, il s’inscrit à un cours de sculpture à Saint-Jean-Port-Joli. Au terme de ces deux années d’études pratiques, c’est le coup de foudre pour la sculpture, seulement, Millette délaisse le bois pour l’acier avec (ou contre) lequel il aime se livrer à un combat physique. De retour en Montérégie, il fréquente l’atelier de Jordi-Bonet à Mont-Saint-Hilaire. Il vit à Saint-Bernard-de-Michaudville où il a élu résidence depuis plusieurs années. Il a réalisé plus d’une quarantaine d’œuvres d’art public dont une dizaine sur le territoire maskoutain, mais aussi à Montréal, Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville et, bien sûr, Saint-Hyacinthe. Il a participé à plusieurs symposiums internationaux sur la sculpture et ses œuvres font partie de plusieurs collections publiques et particulières.
Connivence, 1981
Acier
548 x 300 x 183 cm (h x l x p)
Extérieur
En tout temps
Parc T.D. Bouchard
Christ-Roi
Collection de la Ville
1% [IA-16-032]
Claude Millette
Claude Millette
Claude Millette